Le secteur de la comptabilité française connaît une transformation significative avec la réforme du Diplôme de Comptabilité et de Gestion (DCG). Officialisée par l’arrêté du 4 août 2025, publié au Bulletin officiel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n°32 du 28 août 2025, cette mise à jour passe du référentiel RNCP35526 au RNCP40999. Conservant son grade de licence (niveau 6, 180 crédits ECTS), elle redéfinit les compétences des futurs comptables pour mieux répondre aux exigences modernes des entreprises. L’emphase est placée sur un rôle plus consultatif, intégrant les défis de la durabilité, du numérique et de la gouvernance. Applicable dès la session d’examens de 2027, cette évolution vise à former des professionnels polyvalents, capables d’analyser et de conseiller dans un contexte en mutation rapide.

Un Cadre Évolutif pour une Profession en Pleine Transformation
Le DCG reste le socle initial vers l’expertise comptable, ouvrant la voie au Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion (DSCG) et au Diplôme d’Expertise Comptable (DEC). Face aux évolutions du marché – digitalisation accélérée, obligations en responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et normes environnementales – l’ancien référentiel RNCP35526, en place de 2020 à 2025, est dépassé. Le nouveau RNCP40999, effectif depuis le 1er septembre 2025, positionne le diplômé comme un collaborateur clé en analyse juridique, fiscale, comptable et managériale. Parmi les innovations notables : une double correction pour toutes les épreuves écrites, une conservation des notes supérieures ou égales à 10/20 sur huit sessions, et une prohibition explicite de l’usage non critique d’intelligences artificielles dans les travaux, pour contrer la fraude.
Les candidats inscrits jusqu’en 2026 suivent l’ancien programme, assurant une transition fluide. Pour les suivants, le cap est mis sur une formation plus opérationnelle et transversale.
Les Axes Principaux de la Réforme
Cette réforme reorganise les 13 unités d’enseignement (UE) obligatoires autour d’une perspective plus intégrée et prospective. Voici les modifications essentielles :
- Du Savoir Technique au Conseil Pratique : Le DCG passe d’une formation centrée sur l’exécution à une emphase sur l’analyse et l’accompagnement. Par exemple, l’UE2, anciennement « Droit des sociétés et des groupements d’affaires », devient « Droit des affaires », avec un focus sur les formes sociétales adaptées et les procédures en cas de difficultés financières.
- Incorporation des Enjeux Durables et Numériques : Les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) s’intègrent transversalement, notamment en finance d’entreprise (UE6, incluant la finance verte et les rapports extra-financiers) et en comptabilité approfondie (UE10, avec la comptabilité des associations). Le numérique est renforcé en UE8 (« Systèmes d’information de gestion »), couvrant la cybersécurité, l’IA, les bases de données, le BPMN et la transition numérique éco-responsable (Green IT). La veille technologique sur l’IA et la blockchain est encouragée.
- Une Dimension Opérationnelle Accrue : L’UE13 (« Communication professionnelle ») évolue vers une résolution de problèmes concrets, appuyée par un stage d’au moins 8 semaines. Les nouveautés incluent l’auto-évaluation, les projets multidisciplinaires et une posture professionnelle (contrôler, analyser, conseiller). L’UE12 se concentre exclusivement sur l’anglais des affaires, abandonnant les autres langues pour une spécialisation renforcée.
Changements dans le DCG : Analyse Unité d’Enseignement par Unité d’Enseignement
Voici un décryptage détaillé des évolutions pour chaque unité d’enseignement (UE), en mettant en lumière les anciens et nouveaux intitulés, les nouveautés, les ajouts, les suppressions, ainsi que les explications et implications de ces changements.
- Pour l’UE1, anciennement intitulée « Introduction au droit » et conservant le même nom dans la nouvelle version, les modifications visent à clarifier le périmètre des compétences, réduit de 37 à 31 pour une meilleure précision. Parmi les nouveautés, on note l’introduction de la transaction comme mode alternatif de règlement des litiges, l’inclusion du concubinage dans les régimes des couples, ainsi que les nouvelles réglementations sur l’entrepreneur individuel, avec la disparition de l’EIRL et la séparation des patrimoines. La procédure de création d’entreprise individuelle est mise à jour avec la télédéclaration et le guichet unique. Des notions comme le trouble anormal de voisinage en responsabilité civile et l’abus de faiblesse dans les contrats de consommation sont ajoutées. Les ajouts renforcent les fondamentaux juridiques appliqués à des situations professionnelles simples, en maintenant les concepts clés comme l’État de droit, les sources du droit et la hiérarchie des normes, mais avec des restrictions pour exclure des aspects avancés comme les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ou les procédures du Conseil constitutionnel. Les suppressions concernent des contenus déplacés vers d’autres UE ou le DSCG, tels que le fonds de commerce et le bail commercial vers l’UE2, la plupart des contrats d’entreprise vers le DSCG, ou encore les notions éthiques vers les UE9/10. Les garanties de justice, le mandat de protection future et l’habilitation familiale sont éliminés, tout comme les formes de personnes morales limitées aux sociétés et associations, ou les contrats bancaires et cautions hypothécaires. Ces changements s’expliquent par une réorganisation autour d’une logique de compétences pour des limites plus claires et moins de fragmentation, avec un recentrage sur les notions fondamentales afin de réduire la complexité. Les implications incluent une maîtrise transversale des concepts comme la hiérarchie des normes et la formation des contrats, en évitant l’étude approfondie de notions complexes supprimées, favorisant ainsi une résolution pratique de cas juridiques plutôt qu’une récitation théorique.
- L’UE2, qui passe de « Droit des sociétés et des groupements d’affaires » à « Droit des affaires », élargit son champ pour refléter des situations pratiques adaptées aux collaborateurs comptables. Les nouveautés incluent une restructuration en compétences professionnelles, avec des volumes horaires dédiés : 2 heures pour le contexte juridique, 48 pour le cadre du client, 85 pour les applications pratiques et 15 pour la responsabilité pénale. On y intègre les procédures pénales, les infractions économiques majeures comme l’abus de biens sociaux ou l’escroquerie, ainsi que la responsabilité pénale des dirigeants et commissaires aux comptes. Les ajouts portent sur le fonds de commerce (composantes, formalités de cession, bail commercial) et un traitement structuré de l’économie sociale et solidaire (associations, coopératives pour identification, sans détail sur leur fonctionnement), avec une transversalité accrue vers d’autres UE comme l’UE1, UE3, UE6 ou UE10. Les suppressions éliminent les distinctions théoriques comme la nullité absolue/relative ou la société de fait, les régimes matrimoniaux complexes, les procédures collectives, les GIE, les sociétés cotées et les SCA, tous déplacés vers le DSCG UE1. Ces évolutions s’expliquent par un passage d’une approche académique à une structure par compétences ancrée dans les réalités du terrain, avec une simplification des thèmes complexes pour se concentrer sur le travail d’entrée en cabinet. Les implications sont une vision professionnelle du droit, avec des analyses de statuts, KBIS, baux et contrats, une maîtrise des infractions courantes, et une intégration des dimensions pénale, contractuelle et commerciale.
- Pour l’UE3, conservant son intitulé « Droit social », les changements structurent le contenu en trois axes : contexte juridique, qualification des situations et application à des cas spécifiques, abandonnant la division individuelle/collective pour une intégration transversale. Les nouveautés incluent une lecture croisée du droit social et de la protection sociale, couvrant la suspension, la maternité, le chômage et la retraite. Les ajouts portent sur les dispositifs d’association des salariés à la performance, comme la participation, l’intéressement, la prime de partage de la valeur, et une introduction aux plans d’épargne salariale comme le PEE ou le PERECO. Les suppressions concernent le bilan social, les aspects syndicaux complexes comme l’UES, les procédures de redressement/liquidation et les impacts des transferts d’entreprise sur les IRP, tous déplacés vers le DSCG UE1, ainsi qu’une allégement des évaluations de paie et calculs de prestations sociales. Ces modifications visent à se concentrer sur les missions concrètes du collaborateur comptable pour un enseignement opérationnel, sans barrières artificielles. Les implications sont une identification rapide des règles applicables, des liens transversaux avec la protection sociale, la fiscalité et le management, et une familiarité avec les contrats, ruptures et obligations employeur, y compris les formes actuelles de partage de valeur.
- L’UE4, restant « Droit fiscal », se réorganise autour d’activités fiscales concrètes comme l’accompagnement du contribuable, les obligations du cycle d’exploitation et celles des personnes physiques/familles. Les nouveautés incluent une introduction au droit fiscal (sources, hiérarchie, processus des lois de finances, réflexion sur l’éthique fiscale) et l’utilisation de simulateurs pour les calculs d’IR. Les ajouts se concentrent sur des situations fréquentes comme les revenus catégoriels principaux pour l’IR, les charges déductibles simplifiées et les déficits, avec un maintien du mécanisme de TVA dans des limites précises, une gestion spécifique des déficits en BIC/IR et IS, et une comparaison des impacts des régimes de taxation. Les suppressions éliminent le régime d’imposition simplifié (post-réforme 2027), les régimes spécifiques comme l’autoliquidation ou les transports internationaux, les régularisations de TVA limitées sans double coefficients, les plus-values de PME, les conventions internationales et dispositifs anti-fraude déplacés vers le DSCG UE1, ainsi que d’autres formes de contrôle et procédures contentieuses vers le DSCG. Les droits d’enregistrement sont limités aux cessions de bâtiments/fonds. Ces changements centrent sur des processus opérationnels déclaratifs, calculatoires et consultatifs avec un périmètre défini. Les implications sont une maîtrise des obligations usuelles (TVA, IS, IR, IFI), un travail avec des formulaires et simulateurs, limité aux cas standards, et le développement de réflexes consultatifs.
- Pour l’UE5, « Économie contemporaine » inchangée, la restructuration se fait en sept questions thématiques : principes de la science économique, marchés, financement, enjeux de croissance, régulation publique, déséquilibres sociaux et effets de la mondialisation. Les nouveautés mettent l’accent sur une apprentissage par compétences avec des groupes réduits pour des aptitudes transversales comme l’argumentation et la synthèse. Les ajouts incluent la soutenabilité de la croissance (croissance verte/inclusive, économie circulaire), la gouvernance mondiale (OMC, politiques environnementales), les effets de la révolution numérique sur le travail/emploi, les biens publics mondiaux, les chaînes de valeur globales et les politiques monétaires non conventionnelles. Les suppressions concernent les modèles mathématiques économiques, les approches quantitatives avancées, les marchés dérivés détaillés, la distinction explicite entre économie française et mondiale, et une contextualisation historique/géographique intégrée aux thèmes. Ces évolutions intègrent micro et macro dans une progression thématique interdisciplinaire. Les implications sont une révision des fondamentaux liés à l’actualité, des commentaires de documents/graphiques/indicateurs, un raisonnement structuré avec des notions multiples, et une transversalité avec d’autres UE comme l’UE3, UE4, UE6 ou UE7.
- L’UE6, passant de « Finance » à « Finance d’entreprise », modifie ses axes pour intégrer l’extra-financier (ESG), avec une approche par compétences centrée sur décrire, analyser et recommander. Les nouveautés incluent le diagnostic financier et extra-financier, et un volet sur l’investissement durable (taxonomie verte, ODD, critères ESG, théorie du Donut). Les ajouts portent sur la performance extra-financière dans le diagnostic (données ESG, performance durable), l’étude du financement vert (ADEME, etc.) et les tests de scénarios avec tableurs. Les suppressions éliminent l’élaboration de tableaux de flux de trésorerie (interprétation seulement), les emplois/ressources stables, la construction d’équilibres financiers, les effets non échus attendus, la gestion quotidienne de trésorerie (dates de valeur), le plan de trésorerie complet, l’intégration de produits financiers, les garanties des prêteurs et la démonstration du MEDAF (application seulement). Ces changements incorporent les dimensions ESG et se concentrent sur l’interprétation de tableaux/projets fournis. Les implications sont une connaissance des outils fondamentaux (VAN, TRI, coût du capital), une familiarisation avec les notions extra-financières et l’utilisation de tableurs pour des scénarios.
- Pour l’UE7, « Management » inchangé, la logique tripartite (stratégique, organisationnelle, opérationnelle) intègre des enjeux contemporains comme l’IA, la RSE et la durabilité. Les nouveautés reformulent en compétences avec un accent sur l’analyse situationnelle, et développent la gestion organisationnelle en quatre processus (structuration, décision, pouvoir, animation). Les ajouts incluent une étude approfondie des figures de manager/leader/entrepreneur (Fayol, etc.), la gestion de la résilience et des conflits, l’analyse de business models (lecture du CANVAS, sans construction), et l’impact du numérique/IA/durabilité dans les opérations. Les suppressions concernent les distinctions fines dans les styles de direction/gouvernance/parties prenantes, les processus de coordination comme catégorie, les aspects légaux du pouvoir (harcèlement) et les approches fonctionnelles autonomes. Ces évolutions assurent une cohérence entre niveaux de management et se concentrent sur la mobilisation de modèles pour des analyses concrètes. Les implications sont une maîtrise des logiques de structure/motivation/décision/stratégie, avec une attention aux interactions fonctionnelles, au numérique, à la durabilité et à l’éthique.
- L’UE8, restant « Systèmes d’information de gestion », adopte une approche progressive et contextualisée pour une formation de première année, intégrant dimensions techniques, organisationnelles, humaines et réglementaires. Les nouveautés sensibilisent aux technologies émergentes comme l’IA dans les logiciels, la blockchain pour la sécurité/tracabilité, l’IoT pour les données, le no-code et la data science pour l’analyse/fraude, ainsi qu’aux enjeux écologiques des SI. Les ajouts portent sur le rôle des SI par acteurs/infrastructures/solutions, les standards SQL-92 (joins spécifiques) et le tableur comme aide à la décision (formules, modèles, graphiques, audit, VBA limité). Les suppressions éliminent la distinction des niveaux de SI (fonctionnels, etc.), les manipulations directes d’outils (messagerie, transfert de fichiers), les détails sur protocoles/architectures/sécurité/cryptographie et les requêtes complexes en programmation/base de données. Ces changements contextualisent avec des thèmes émergents et de durabilité. Les implications sont une aisance avec les bases de données/SQL/PGI simples, un usage professionnel des tableurs, une compréhension des enjeux numériques/environnementaux des SI et un suivi des actualités (cybersécurité, IA, etc.).
- Pour l’UE9, « Comptabilité » inchangée, les situations sont contextualisées avec une maîtrise des bases courantes et une intégration des évolutions réglementaires/professionnelles/technologiques. Les nouveautés incluent un écosystème avec les acteurs professionnels (experts-comptables, commissaires aux comptes), la déontologie et les missions émergentes (durabilité). Les ajouts portent sur les impacts du numérique/communication (dématérialisation, facturation électronique, obligations FEC/DSN/feuille fiscale) et des liens maintenus avec l’économie/droit. Les suppressions concernent les lettres de change papier, les bonus/malus emballages, la TVA sur services intracommunautaires/régularisations/débiteurs partiels, les aides à l’emploi/avantages en nature/impôts salaires, les analyses de taux de cotisations sociales, les acquisitions gratuites/échange, la comptabilité par composants, les amortissements dérogatoires, d’autres financements (capitaux propres, obligations, subventions, crowdfunding), la distinction d’inventaire permanent, les écarts/provisions pour change/perte, les stocks permanents, les ajustements dérogatoires, et l’étude de la comptabilité professionnelle déplacée vers l’UE9. Ces affinements de périmètre assurent une cohérence avec d’autres UE/DSCG et se concentrent sur des situations pratiques en cabinet. Les implications sont une maîtrise rigoureuse des écritures/inventaires, une compréhension contextualisée et des exercices sur justifications/pièces, en évitant les retraits/financements complexes.
- L’UE10, « Comptabilité approfondie » inchangée, adopte une logique par compétences avec des limites de savoirs et un rôle dans la production/cohrence de l’information. Les nouveautés incluent une compétence explicite de contrôle, une justification d’annexe pour résultats exceptionnels et des cas contextualisés dans l’analyse des écritures. Les ajouts portent sur une comparaison France/IFRS (juste valeur, réalité sur apparence), des précisions sur actifs incorporels (sites web, logiciels, brevets, fonds de commerce par PCG), les entités non lucratives (fonds propres, fonds dédiés, contributions volontaires) et le remplissage de tableaux d’annexes (variations capitaux propres, engagements hors bilan, lease-back, événements post-clôture). Les suppressions éliminent les acquisitions échange, les biens à redevance annuelle, les BSA/BSO/DA/DPS, les collectivités territoriales, l’étude complète d’amortissement du capital et la comptabilité professionnelle déplacée vers l’UE9. Ces continuités de l’UE9 se concentrent sur la justification/contrôle des choix. Les implications sont une maîtrise des traitements complexes (provisions, subventions, lease-back, titres, amortissements), une analyse des impacts d’écritures sur les états, et un recentrage sur cas commerciaux standards/cycles PCG.
- Pour l’UE11, « Contrôle de gestion » inchangé, le contenu se divise en quatre blocs : positionnement, coûts pour décisions, gestion budgétaire pour pilotage, outils pour performance, avec un triplement du volume sur le positionnement (30 heures) et une intégration de la durabilité/numérique/communication via indicateurs. Les nouveautés incluent un pilotage stratégique/contrôle. Les ajouts portent sur la place des SI, la chaîne de valeur, les indicateurs de durabilité/ESG, les approches coûts complets/partiels/marginaux, le modèle coût-volume-profit, la loi normale seulement pour risques probabilistes et la synthèse de tableaux de bord (financiers/extra-financiers). Les suppressions concernent l’élaboration de bilan/résultat prévisionnels, les lois binomiale/Poisson, les prix psychologiques, GANTT, méthode simplex, comparaisons configurations budgétaires, hypothèses statistiques/tests, analyse de valeur, prix de cession internes et budgets financiers. Ces recentrages sur conseil/analyse à partir de données limitent la complexité mathématique. Les implications sont des calculs/interprétations/recommandations à partir de coûts/budgets, une maîtrise des méthodes classiques/écarts, un usage de données pour préconisations concrètes et une appréhension du pilotage stratégique/indicateurs ESG.
- L’UE12, « Anglais des affaires » inchangé, voit une répartition uniforme des heures sur trois années de formation pour une continuité progressive. Aucune nouveauté ni ajout ou suppression significative n’est notée, maintenant le programme de 2019. Ces ajustements pédagogiques visent une continuité sans modification de contenu. Les implications restent une progression stable dans les compétences linguistiques professionnelles.
- Enfin, l’UE13, passant de « Relations professionnelles » à « Communication professionnelle », intègre des outils collaboratifs numériques, les réseaux sociaux professionnels et l’IA. Les nouveautés renforcent l’analyse des situations professionnelles observées, avec un stage obligatoire d’au moins 8 semaines. Ces évolutions mettent l’accent sur la résolution de problèmes concrets et l’auto-évaluation. Les implications sont une posture de conseil via des projets concrets, avec une gestion de contextes complexes.
- L’UE14 facultative, « Langue vivante étrangère », reste inchangée.
Visualisation rapide par UE
Pour visualiser ces évolutions, un tableau comparatif des UE avant et après la réforme :
| UE | Ancien Titre (RNCP35526) | Nouveau Titre (RNCP40999) | Évolutions Clés |
| UE1 | Fondamentaux du droit | Fondamentaux du droit | Renforcement de l’analyse des actes juridiques, capacité et patrimoine. |
| UE2 | Droit des sociétés et des groupements d’affaires | Droit des affaires | Suppression de notions obsolètes (GIE, SCA), focus sur formes adaptées et difficultés financières. |
| UE3 | Droit social | Droit social | Intégration de la protection sociale renforcée, sans distinction individuel/collectif. |
| UE4 | Droit fiscal | Droit fiscal | Ajout de fiscalité internationale, agenda fiscal, suppression régimes simplifiés. |
| UE5 | Économie contemporaine | Économie contemporaine | Enjeux de croissance et déséquilibres sociaux, incidences politiques publiques. |
| UE6 | Finance d’entreprise | Finance d’entreprise | Intégration ESG, finance verte, analyse de risques et soutenabilité de la dette. |
| UE7 | Management | Management | Diagnostic stratégique, chaîne de valeur, résolution de conflits. |
| UE8 | Systèmes d’information de gestion | Systèmes d’information de gestion | Cybersécurité, IA, Green IT, schémas relationnels, automatisation tableurs. |
| UE9 | Comptabilité | Comptabilité | Opérations courantes, dématérialisation, impacts numérisation. |
| UE10 | Comptabilité approfondie | Comptabilité approfondie | Comptabilisation actifs/passifs, recentrage français, associations. |
| UE11 | Contrôle de gestion | Contrôle de gestion | Modèles de coûts, budgets, tableaux de bord, gestion de la qualité. |
| UE12 | Anglais des affaires | Anglais des affaires | Spécialisation exclusive, analyse et rédaction en anglais/français. |
| UE13 | Relations professionnelles | Communication professionnelle | Stage obligatoire, soutenance, auto-évaluation, projets concrets. |
(Note : L’UE14 facultative « Langue vivante étrangère » reste inchangée.)
Répercussions pour les Acteurs de la Profession
Pour les cabinets et les services comptables, les diplômés RNCP40999 apporteront une expertise immédiate en analyses complexes, audits durables ou sécurisation des données, renforçant l’attractivité du secteur face aux défis réglementaires.
Pour les aspirants, la réforme requiert un profil hybride : bases solides en comptabilité alliées à une réflexion stratégique, une veille sur les normes ESG (comme la CSRD) et une maîtrise des outils numériques. Conseils pour s’adapter : se former aux rapports extra-financiers, pratiquer des cas transversaux (fiscaux, sociaux, numériques) et gagner en expérience via des stages.
Les voies alternatives perdurent, telles que la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pour les professionnels expérimentés ou les dispenses pour les titulaires de diplômes en droit, économie ou gestion. D’ailleurs le taux de réussite en validation totale du DCG en VAE est de 100% en 2024 et 2025 avec l’accompagnement de compta-vae.
Un Diplôme Aligné sur les Enjeux du XXIe Siècle
En résumé, le RNCP40999 élève le DCG à un niveau d’excellence, adapté aux impératifs de durabilité, d’innovation digitale et de gouvernance internationale. En métamorphosant le comptable en partenaire analytique, cette réforme dynamise la filière et prépare les talents à des carrières diversifiées, mêlant expertise technique et impact sociétal.
La comptabilité est-elle prête pour cette nouvelle ère ? Les établissements de formation, cabinets et RH sont appelés à intégrer ces priorités dans leurs stratégies.
Sources consultées : Arrêté du 4 août 2025 (Bulletin officiel n°32 du 28 août 2025) ; Fiches RNCP 35526 et 40999 (France Compétences) ; Directives européennes (CSRD, RGPD).

